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26/05/2007

La palme d’or.

Quel conte de fée. Il habitait près du carrefour d’Alésia. Dans sa maison au fond d’une impasse, un piano à queue, des guitares des percus et beaucoup d’amis. Sa femme Elsa, copine d’un super copain, savait faire plaisir. Au cours d’une soirée, au coin de la cheminée, ils ont fait vivre au (très) jeune comédien que j’étais un rêve éveillé. « On va à Cannes bientôt, si tu es dans le coin, passe nous voir à l’hôtel ». Tu parles que je peux même faire un détour !

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C’est ainsi que quelques jours après, je me retrouvais dans une chambre au Martinez en plein festival de Cannes avec Elsa et Patrick, sirotant un cocktail et fumant une cigarette qui fait rire. Pince-moi !!! Cette année-là, le film d’Alain Corneau n’a rien obtenu, mais un autre Morin, le jeune frère de Patrick, fut très remarqué dans le festival off." Difficile de trouver les mots, les phrases exactes pour décrire ce que l'on ressent physiquement après Série noire, tant on en sort épuisé, lessivé... Comme si l'on avait réellement participé à tout ce qui vient de se dérouler sur l'écran. Comme si l'on avait vraiment mené avec Patrick Dewaere, en même temps que lui, cette course haletante qui, par son lyrisme du sordide, sa poésie du dérisoire, renvoie directement à la fuite vertigineuse de Richard Widmark dans Les Forbans de la nuit... Mêmes personnages fantomatiques, étrangers à ce qui les entoure, prisonniers de leurs rêves, même angoisse métaphysique".
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C’est pourquoi chaque année, lors des remises des palmes à Cannes, le vainqueur de mon cœur est toujours Patrick Dewaere. En plus de ton talent, tu étais généreux. Ca va surement de pair.

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