28.04.2008
Madrid, 27°.
On décide de s'installer dehors. Les spectacles donnés à « Pomme d'Api » ( joli nom pour une école maternelle) près du lycée français de Madrid nous ravissent: De vrais moineaux viennent voler autour de leurs cousins marionnettes créant des situations drolissimes dignes du meilleur théâtre de l'absurde.
Les petits élèves espagnols adorent l'uniforme. Souvent, les plus jeunes sont vêtus de jaune, les presque grands en rouge, et les presque très grands en bleu. « C'est pour mieux les reconnaitre » m'assure une maîtresse, réaliste.On croyait Saint-Louis enfermé dans les remparts d'Aigues Mortes? Eh non, il a le don entre autre d'être aussi dans une banlieue BMW -Mercédes de cette capitale très catholique. A l'école « Saint Louis des français », il veille avec sa copine Sainte Thérèse d'Avilla, sa collègue régionale de l'étape, sur ce collège qui a relooké ses élèves façon stricte: Les petites en jupes plissées avec nœud dans les cheveux, les p'tits mecs en polo blanc. C'est pour le folklore, en fait, ils s'amusent et apprennent bien. Bon, la messe obligatoire, c'est peut-être un peu « prise de tête », mais ça respire la bonne humeur, voire l'enthousiasme alors...19:03 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : madrid, uniforme, pomme d'api, saint louis des français
25.04.2008
Rrréal ou Barrrça?
On laisse la très belle et très accueillante Valladolid pour filer vers la capitale. 2H de route. La vitesse est limitée mais les espagnols s'en foute. Ils roulent vite. Très. Trop.
Les 2 cadors du foot ibérique se font la guerre depuis des lustres. Les 2 équipes rivales ont leurs supporters. Passionnés mais profondément différents, ils sont l'exact reflet de leur champion. L'un affirme sa suprématie avec prétention, l'autre avec démesure. On a envie de demander aux madrilènes pourquoi ils sont si hautains, si fiers d'eux. A leur façon de conduire, il n'y a vraiment pas de quoi. Ils pourraient même faire l'effort de ne pas indiquer systématiquement de faux chemins à un lutin étranger et paumé dans cette (belle) grande ville. La movida est bien loin. On se sent seul au milieu d'un territoire hostile ou les gens semblent avoir un balai dans le fondement et le dédain au front. Sans quoi, traverser l'Espagne d'est en ouest, c'est magnifique.Des clichés en veux-tu en voilà. Sur les toros, le désert (le pays manque cruellement d'eau), sauf sur les moulins à vent de Cervantes remplacés, à perte de vue par des champs d'éoliennes. Sans quoi, à quelques encablures de Madrid, il reste de la neige sur des bébés montagnes.Il n'y a pas de quoi frimer...Vous l'avez peut-être capté: Nous, on est plutôt « Barrrça ». A 1000%.11:45 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : madrid, lutinbleu, 3 chardons, réal, barça
23.04.2008
tranche d'espagne
19:57 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alicante, lutinbleu, 3 chardons, valladolid
Dis, quand Alicantras-tu, dis au moins le sais-tu..
C'est sans doute parce qu'ils sont « de l'étranger », que ces français sont accueillants. Ils nous reçoivent bras ouverts, sourire accrochés aux visages. Que ce soit à San Pere de Ribes à l 'école Bel-Air ou bien 500 km plus au sud à El Campello, la banlieue chicas d'Alicante, ces gens apprécient notre travail. Faut dire que votre lutino ne retient pas son énergie: Al fondo las manettas!Déjà 5 représentations dans la voix et dans le corps. Fatiguado? Si bloguodas y bloguodos...lo soy un poquito. Après l'effort, rien de mieux qu'un petite ballade sur la Rambla d'Alicante. Comme me le confiait mr Guitard, le très éfficace directeur du lycée français après le 3ième spectacle de la journée, la vie est plaisante ici.Vrai! Température à 25°, tapas délicieuses pour gourmands, c'est exactement ce qu'il convient à un lutin affamé. Mais aussi douce que soit la vie ici, pourquoi donc accrocher des panneaux publicitaires sur la mer? Il n'est pas indispensable de la polluer d'avantage. On mettra ça sur le compte d'un mauvais goût du à un trop plein de sangria? P.S: Impossible de publier les magnifiquas photos del lutino, pour cause de très bas débit internetos. demain???
11:30 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alicante, lutinbleu, 3 chardons
22.04.2008
Voyage d'amour.
Le temps passe, repasse et trépasse sous les souvenirs de nos escapades à Sitges. Exemple: Cette pauvre balustrade est pourtant un de ces lieux très beaux puisque nous étions 2. Chacun son tour, on a posé pour « la » photo qui resterait.
L'hôtel « Romantic » n'a pas bougé d'un pouce. L'ombre de Georges Sand penchée sur le piano de son « Frédo » faisant ses gammes, hante toujours le patio et le patron ne veut toujours pas de télé chez lui. Il y a bien d'autres choses à voir dans cette maison-musée.On avait bien raison de croire que nos sentiments seraient éternels. Notre histoire est un miracle: On s'est rencontré au Spitsberg, séduit en Islande, unis par l'âme dans la cathédrale Saint Patrick en Irlande. On savait que le comble de l'Amour était la liberté de choisir. Et de partir. Tu as choisi de réaliser ton rêve: Vivre en Californie. C'est loin. Pourtant, tu es toujours là. Un jour, tu verras on se re-rencontrera.Tu vois, rien n'a changé. Ah si, on ne paie plus les tapas en pésetas, mais en euros. Plus de conversions hasardeuses, mais un peu moins « romantique », tu ne trouve pas?P.S. Le p'tit déj'ner sur une étude de Chopin, c'est d'un raffinement...
11:45 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sitges, lutin's spanish tour 2008, 3 chardons, paillasse
21.04.2008
Capitale de l'euro-folie du sud.
On n'en voit plus des comme ça, des endroits libres, brut de brut, champions de la déconne et de la bondieuserie nostalgique franquisante, porte ouverte à tous et port d'attache des pionniers de la mer.
Barcelone est un navire gigantesque qui tangue et qui navigue aux vents très favorables. Nom d'une fée ibérique! Que ça fait plaiz de revenir sur un territoire si ami. Vaut mieux attaquer la ville par la face nord, par la « ronda del littoral », on arrive direct aux « Ramblas ». Après, c'est « nez au vent, yeux grands ouverts, oreilles à pavillons variables ».En descendant vers la mer, à tribord, c'est l'ancien « Barrio Chino », aujourd'hui sans beaucoup d'intérêt puisque les énormes rats et les prostituées (sans rapports) ont été chassés par des promoteurs sans préjugés.A babord, c'est gothique. Mais le dimanche, c'est encore plus rigolo. Difficile de faire plus baroque que la cathédrale, lieu de brouhahrecueillement? Ben, si. Sur le parvis, c'est totale éclate avec le « Sardanne contest ». On se la pète en dansant sur un vrai orchestre 1000 pour 100 catalan. Quelle classe, quelle fête! D'autres fabriquent du bonheur autrement avec un simple « hang drum ». Ça marche à fond. Barça-Collomb, aujourd'hui, toi aussi tu es sans doute émue. Tu regarde vers l'Amérique, alors souviens-toi enfin de ce petit homme martiniquais nègre et fier qui vit pour toujours: Aimée Césaire.12:15 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barcelone, lutin's spanish tour 2008, 3 chardons, paillasse
19.04.2008
T'en veux une autre?
A force de le prendre, de l'avoir, de le faire, de le presser, de tenter de le remonter, de le mettre en mesure, de le suspendre, de le choisir, de le perdre, le temps s'est vengé: Votre lutin pas si éternel que ça, s'est réveillé ce matin avec un an de plus ou de moins selon que l'on considère le verre à moitié-plein ou la carafe à moitié vide. C'est l'ordre du monde qui l'exige, on nait, on vit et on passe à autre chose... On a l'ivresse de la vie qu'on mérite et de ce coté-là, c'est cadeaux!
Pour fêter l'évènement (en fait, c'est un pur hasard) votre petit cabotin part en « tournée internationale ». Oui, enfin en mission derrière les Pyrénées. 9 spectacles programmés dans des lyçées français en Espagne. Le départ est prévu demain pour la première étape: Barcelone. Une petite ballade sur les « Ramblas », ça vous tente? A demain, si tout va bien (si le wi-fi est dispo à l'hôtel).12:46 Publié dans lutin's spanish tour 2008. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barcelone, lutin's spanish tour 2008, 3 chardons, paillasse
17.04.2008
Exercice d'évacuation aux 3 chardons.
La sirène hurle de la cave aux bureaux. Tout les employés, à la déco au sous sol, à l'accueil et dans la salle de spectacle au rez-de-chaussé, à la cafète, aux bureaux du haut, sortent du bâtiment les mains sur les oreilles, les index bien enfoncés jusqu'au tympan.
Cette sonnerie est absolument insupportable. C'est ce qu'on lui demande: Alerter les gens qui bossent ici qu'une catastrophe est annoncée. Les pompiers, dans la réalité seraient déjà-là pour évacuer le personnel en danger. Lorsqu' enfin ce machin s'arrête, on fait le compte. Tout le monde est là? Aie! Chantal est portée absente. Cette très sympathique et très charmante décoratrice ponçait des plaques de bois dans son « sas ». Son casque et le bruit de son outil l'ont empêché d'entendre le moindre bruit. Et, donc, elle est virtuellement morte. Elle était gentille, cette Chantal...Mais non, rassurez-vous, en vrai, ses collègues mâles mais bienveillants l'auraient protégée et entamé d'office la procédure... En commençant par le bouche à bouche.19:07 Publié dans chris le surfeur. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 3 chardons, sécurité, lutinbleu
11.04.2008
Le réparateur de bicyclette.
Comme dans des tas d'autres grandes villes, les rues de Lyon sont ornées de bornes à vélos. On y emprunte un « vélov » pour un trajet urbain et on le gare plus loin lorsqu'on n'en a plus besoin. Franchement, c'est bien pratique et si on se débrouille bien, c'est gratos (la première heure n'est pas payante). Indubitablement, ces nouveaux amis du citadin sont martyrisés, beugnés, ratatinés sans vergogne par des acrobates, des freestylers, voire même par des cascadeurs. Il faut donc un hôpital à vélos ou de presque chirurgiens soignent les blessures souvent profondes des destroyers de fer, de roues et de freins.
On en tient un, de ses valeureux médecins pionniers. Une interview express s'impose car l'information des blogueurs est une priorité de votre lutin-Tintin-reporteur.« Monsieur, nous voudrions vous féliciter pour votre travail, votre courage et votre abnégation. Quel beau métier vous faites, vous êtes un exemple pour la jeunesse blabla, blabla, blobblo... ».« Ah non, mon p'tit lutin, moi, j'suis l'transporteur. Si tu veux voir les mécanos, faut aller au dépôt... ». Un rapide coup d'oeil à l'intérieur d'un bus dont on devine qu'il est « de la honte », nous montre la triste vérité. Nos bécanes sont entassées les unes sur les autres, certaines suspendues comme des carcasses dans un abattoir, les autres empilées comme de vulgaires vieilles chaussettes. Triste constat.Eh, monsieur not'bon prèz, et vos promesses de campagne sur la maintenance des vélovs alors? Vous n'en avez jamais faites là dessus? Oui, c'est la seule chose sur laquelle vous n'avez jamais promis quelque chose, j'avoue. Mais n'empêche! Vous commencez bien mal le premier de vos quinquennats. Ressaisissez-vous, prenez position. Tiens, en même temps, si vous aviez un p'tit mot sur le Tibet, les OGM à très haute dose et sur ces gens qui crient famine...Sale temps pour vous. Manquerait plus que les lycéens descendent dans la rue! Bises à mon ex.
14:41 Publié dans chris le surfeur. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : velov, lyon, lutinbleu, président
08.04.2008
La flamme et la flemme des olympiques.
Les premiers nous ont éblouis. Ils étaient sur des charbons ardents, virevoltant, étincelants. Les autres semblaient mous comme de la guimauve, sans énergie, amorphes, dominés de la tête et des pieds. Les 2 « Olympiques du foot» s'affrontaient au vélodrome de la planète Marseille déguisée pour l'évènement en volcan en grande activité. Ça pétaradait, ça bouillonnait, ça explosait de passion dans les tribunes. Il y avait de quoi: Une affiche comme cela, on ne la rate pas. De quoi se réconcilier avec la ligue 1. Ces derniers temps, les vrais centres d'intérêt des sportifs d'intérieurs, se portaient sur le top 14, le tournoi des 6 nations voire sur les piscines. Mais là, il y avait urgence. Au feu! Aux fous de beaux spectacles! Le nord était à tout jamais perdu, le temps écrabouillé, les anges hurleurs se déchainaient dans les virages, les anges dribbleurs se faisaient plaiz sur le terrain: Passes précises, tirs-canons, chance... Et puis La légende de l'OM... Grégory Coupet, Junhino et Toulalan se sont battus courageusement, mais bon. La flamme olympique était marseillaise, celle d'en face, éteinte . En même temps, les mêmes magiciens du ballon peuvent être chaussés de crampons en plomb alourdi. Ils sont comme ça les minots...Un coup on allume, un coup on éteint. Comme les officiels chinois avec la torche des JO en tournée à Paris.

PS. Comme je lutine à Lyon en ce moment, j'ai juste retiré le calicot collé sur la lutinmobile par pudeur. même pas peur. Du tout. Quant à Arsenal vs Liverpool... le suspens est magnifiquement au top du top. Humm..
22:25 Publié dans chris le surfeur. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arsenal vs liverpool, flamme olympique, flemme olympique, OM, OL, flamme eteinte
































