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30/10/2011

L'humour absurde.

Pour ceux-celles qui connaissent...Pierre Dac n'est pas loin, ni Francis Blanche, ni Pierre Desproge...
Robert Lamoureux - La chasse au canard

robert lamoureux, christian benoist, lutinbleu, midiblogs



"Oh à la maison on a eu un truc terrible.
Quinze jours avant, on a reçu un canard vivant à la maison. On l'a reçu un dimanche matin. Oh ben maman a dit, elle a dit "on va pas le tuer aujourd'hui", elle a dit "on va le laisser trotter jusqu'à demain matin", elle a dit "demain matin on l'aura sous la main".

Alors, le lundi matin, le canard était toujours vivant ! On peut pas le retrouver, il le cherche partout, il était monté sul buffet, dis donc, sul buffet il était là, tout là-haut, sul buffet d'la salle à manger.

Oh ben papa, y dit, "c'est pas dur", y dit "c'est bien simple", y dit ché pas comment qu'il a fait pour monter là-haut, mais moi" y dit, "j'vois bien comment qu'on va faire": y dit "y a qu'à mettre la table", y dit "sur la table on mettra une chaise, sur la chaise on mettra un banc, pis moi j'monterai sul banc, on mettra même un bottin sul banc et moi j'monterai sul bottin".

Alors là, c'est là que le drame a commencé, quand je dis, parsque c'est papa qu'est monté, enfin quand je dis qu'il est monté, c'est façon de parler pasque on a tous eu l'impression qu'y passait son temps à descendre mais enfin.
Des fois même, des fois, il est tombé avant de monter sur la table, des fois.

C'est quand la chaise a été sur la table que papa a commencé son numéro de voltige avec accessoires et double-saut périlleux carpé.
Alors là, ça a été émouvant hein. Là on sentait bien qu'il allait se passer quequchose mais on pouvait pas prévoir que ce serait si grave que ça, forcément. Remarquez, de la façon qu'y s'y prenait c'était forcé qu'on le ramasse à un moment ou l'autre mais enfin, même un gars du métier aurait pas pu penser que ça irait si vite.

Alors, il a d'abord fait un rétablissement sur le dossier de la chaise avec menton dans un barreau, extension de la jambe droite et recroquevillement du mollet autour d'une rallonge. Ca, ça a été sensationnel. Et tout de suite après, glissade sur les rotules avec tournoiement dans l'air et réception au tapis avec mâchoire sul radiateur. C'était fantastique.

Et ça c'était que l'début, ça ! Alors là, quand le soir vers cinq heures, on a vu la chaise sur la table, le banc sur la chaise, et papa sul banc, y a eu un moment de silence et papa a dit "maintenant, vous allez m'passer l'bottin". "de quelle année ?" qu'elle y a demandé maman, alors y y a dit "passe moi sui d'cinquante" y dit "pasque sui de quarante-neuf y manque trois pages, je serai trop juste".
Ca vous prenait là ! Ah ce monument que ça a été.
Et alors là, voila c'est ce qui a foutu tout parterre, c'est que chez nous c'est pas haut d'plafond. Alors quand l'vieux s'est relevé d'sur le bottin en disant "ça y est" paf! y a eu comme un bruit déchirant avec chute d'un avion lourd, de B212.

Oh maman, alors là, ça a été terrible. Si papa s'était pas raccroché au buffet, dans la chance, y aurait eu demi-mal, vu que des suspensions on en trouve encore à bon marché et que des glaces de d'ssus d'cheminée on peut en avoir avec des bons de la semeuse, mais enfin le fait était là.

Et alors, c'est que nous, on n'a rien vu du tout ! Quand l'buffet est tombé, on est tous rentrés dans l'buffet et puis plus question de.. Maman était juste, elle, où c'est qu'y a les raviers et la soupière en métal, la bonne elle s'était filé la tête dans le tiroir où qu'y a les quittances et moi j'étais dans le haut, moi j'étais, dans le haut avec ma timbale en zinc de première communion, un machin extraordinaire que c'était !
Et puis alors là, qu'est ce que vous.. Toujours est-il que le mardi matin, le canard était toujours vivant !

Et alors là, il dit, "maintenant" il dit "y a plus de gants à prendre avec le canard" qu'y dit papa. Y dit "j'vais chercher la hache à fendre les bûches".
Alors là, on a senti dans l'immeuble qu'y avait une odeur de sang et y en a eu, du sang ! Y en a eu quand il l'a laissé tomber sul pied d'maman, y en a eu quand il a filé le manche dans l'oeil à la bonne, et y a failli en avoir, pasque moi j'ai vu passer la hache au moment où c'est qu'il a tapé sul canard - le canard en plâtre, un faux, qu'on avait sur une cheminée - à ce moment-là la hache s'est démanchée, j'ai vu le coin qui m'est passé à trois centimètres de l'oeil droit, et il est rentré dans l'baromètre.
Vous dire cette atmosphère qu'y avait à la maison, c'est pas croyable. Enfin le jeudi matin, le canard était toujours vivant !

Remarquez que moi je sais ce qu'y s'est passé à ce moment-là, papa a dit "écoutez" y dit "y a pu qu'une chose à faire, j'vais chercher l'fusil" "Non !" qu'elle y a dit maman qu'avait déjà vu les horreurs de la guerre "Je ne veux pas. Laisse-moi embrasser mon fils" qu'elle a dit, avant de se glisser sous la bibliothèque.
Alors là, papa il a mis deux cartouches dans l'fusil, vingt-et-une dans la bandoulière et dix-huit dans la poche de son pantalon.
Comme atmosphère, c'était sensationnel !

Aux quinze premiers coups d'fusil, alors là aux quinze premiers coups d'fusil, ça a fait un scandale - du côté canard, y a rien eu - mais alors à chaque coup d'fusil, y tombait quequchose.
On s's'rait cru dans une baraque foraine à la Foire du Trône. C'était extraordinaire. Vous pensez que, on voyait pas, nous, à cause de la fumée forcément, mais on sentait bien qu'y s'passait des choses, des choses anormales.
A la fin, quand papa a épuisé les munitions, il a ouvert la f'nêtre, c'était pas la peine qu'il ouvre la f'nêtre puisqu'il avait viré tous les carreaux dès l'début, mais enfin.. et le vendredi matin le canard était toujours vivant !

Alors là, papa a dit "j'vais faire appel à des chasseurs" Quatorze, qu'il en est venu. Y z'ont mis la hausse là sul fusil, y z'ont coincé l'canard sous l'évier et y z'ont tiré tous les quatorze ensemble. A soixante-dix centimètres avec deux cartouches par fusil, ça faisait vingt-huit balles qui sont parties d'un seul coup. Et le seul qu'a pas pris de plomb dans les pieds, il en avait plein les fesses, et y s'est d'mandé d'où qu'ça v'nait vu qu'il était derrière tout l'monde et qu'il avait, lui, tiré dans l'plafond !

Et le samedi matin, le canard était toujours vivant !
Alors depuis il continue et on l'nourrit avec des navets, que des navets, que des navets "

24/10/2011

Mais ils sont ou les vacanciers...???

Chez eux, à la casa, devant leur plasma. Là ou il n'y a que quelques semaines, voire quelques jours, ils se grillaient les cotes, cote à cote, les uns serrés contre les autres, les autres sans dessus dessous les uns, il n'y a plus que le sable, la mer et le ciel. Evaporés, disparus, volatilisés.

chistera, trin d'huc,rugby, coupe du monde, christian benoist, midiblogs

Non pas que la météo les ait grondés et chassés, non, ils (n')ont (pas)choisi d'aller bosser ou pointer comme membre adhérent à « la crise », celle des médias, des banquiers et des marchands vénaux. Alors, il faut tourner la page, changer de paysage et capter ce que le monde nous envie: « LE French spirit » cristallisé, si on peut dire par les guerriers du ballon ovale. Ils nous ont tous fait juste du bien: On s'est régalé à sentir notre équipe gauloise, mi-provoc, mi-dilettante, mi géniale. Sans compter les grasse-mat des samedis et dimanches matin dérangées avec plaiz par des canadiens, des gallois, des tongiens, des italiens, des américains et même par des géorgiens...

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Alors, jusque tard dans l'après-midi, au Q.G de Trind'huc, « La chistera », on a fêté le bonheur d'avoir été frères et égaux en rugby.

christian benoist, lutinbleu, lutindor

17/10/2011

S.O.S

Au retour d'un court séjour chez des amis, une surprise inquiétante en forme de sopalin m'attendait sur la terrasse: Un message « Save Our Souls », sauvez nos âmes... Comment ce message s'était-il retrouvé là? Qui l'a écrit? Pourquoi?

… --- …, A la première question, la réponse paraît évidente: C'est le vent qui a déposé ce bout de papier, à moins que ce soit un géant farceur (j'habite au premier étage).

 ti ti ti ta ta ta ti ti ti . L'auteur ( l'auteuse ) doit être, soit désespéré (e) – peut-être un (e) amoureux (se) éconduit (e)-, soit un voisin qui fait griller des saucisses et qui n'a plus de moutarde..

A l'aide! Au secours! Ça doit être grave..., ou bien une sale blague à 2 balles sortie d'un esprit à l'humour limite-limite.

Pendant quelques jours, les hypothèses se succèdent, se mélangent. L'enquête avance. Ma première conclusion penche vers un galérien qui aurait lancé une bouteille à la mer, récupérée par une mouette qui aurait réussi à l'ouvrir au dessus de mon immeuble. Sauf que les galères n'existent plus et que ces pov'rameurs ne savait même pas écrire... Bref, mauvaise idée.

Et puis tout à coup, une lumière éclatante éclaire ma réflexion: Mais oui, c'est bien sur, évident, claire comme le ciel d'ici:

C'est l'entraineur de l'équipe de France de rugby, Marc Mièvrement, qui, des antipodes, a fait livrer par un kiwi ou un kangourou, peu importe, cet essuie-tout griffonné et demande au vieux Jeidi que je suis, un conseil pour composer son équipe. En rassemblant les forces télépathiques qui me restent, je lui répond dans un langage tordu que seuls les Jeidis (et le père Fouras) parlent couramment:

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A la Chistera la clé du succès tu trouveras, et champion du monde, alors, tu deviendras. Espérons qu'il aura reçu 5/5.

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02/10/2011

Top guner ou bubble gumer?

Curieuses rencontres photographiques: Pendant que l'un fait des bulles, l'autre ajuste sa cible... Maverick ou malabar?

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