Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/05/2016

Il s'appelait Auguste.

 

Mais tout le monde l'appelait Philippe. Moi, je l'appelais « papi ». Parfois, à la fin du diner, j'insistais pour qu'il me raconte « sa » guerre. Alors, au coin de la cheminée, un peu à contre coeur, ses souvenirs revenaient: Engagé à 17 ans, il découvre l'enfer, les tranchées, les gaz, la boucherie, les poilus, les gueules cassées... Il évoque Verdun, Douaumont, ces batailles cruelles et sanglantes dans lesquelles il essayait de survivre en pensant à sa famille, à ses amis, à cette Patrie nauséabonde qui exécutait ses enfants. Il raconte qu'un 11novembre à 11h, tout le monde riait, pleurait, chantait. Il n'y avait ni vainqueurs ni vaincus, juste un sentiment de dégout...C'était « la der des ders ». Plus personne ne voulait se faire tuer pour des idées débiles de politiciens idiots. Pourtant, quelques années plus tard, un naze (élu) inventait le nazisme.

 N'oublions jamais le sacrifice de nos papis. « La bête immonde » rode toujours à nos portes. Restons vigilants.

Auguste Pretet.

 

Commentaires

Tu as raison la bête rôde et d'ailleurs on vient de l'entendre ces jours derniers!

Écrit par : ulysse | 15/11/2013

Les commentaires sont fermés.