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21/07/2014

« La nave va ».

Pour un lutin-marin de corps et de cœur, la fête est toujours au détour d'une vague. Naviguer, c'est sa respiration, son inspiration. Le voyage au long-cours permet de longues rêveries, des jouissances extrêmes, des moments d'extase. La force de la mer coule dans les veines de celui qui l'aime, la respecte, la craint. Un univers liquide qui enivre autant que les alcools forts des bars louches des ports du monde entier. L'océan est cruel ou salvateur, dans la démesure.Une occasion de voyage chez nos voisins méditerranéens d'Afrique du Nord et Hop! Ce sera en bateau.

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De Sète, une compagnie maritime dessert la mythique « Tanger » en 2 nuits et un jour et demi. Une aubaine... enfin presque. Certes, le « Marrakech », immatriculé à Casablanca, est un ferry rationnel, confortable, plutôt rapide; le personnel plutôt avenant, la sécurité plutôt respectée (l'exercice d'évacuation, ignorée par les passagers, n'a rassemblé que quelques serveurs de restaurants « encadrés » par des officiers).

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Par contre, le « Marrakech Express », immatriculé à Panama, bien connu pour ses largesses de vue sur les lois maritimes, est une caricature de coque de noix. Les employés y sont mal luné, sans humour, limite agressifs. Des gilets de sauvetage inefficaces lorsqu'ils existent, un staff frimeur façon capitaine Troy, une clim qui enrhume le plus résistant des pingouins. Bref, un bateau de merde. En plus, c'est cher.

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Qu'à cela ne tienne, tous les Boscos vous le diront: Un vieux loup de mer ne craint rien ni personne lorsqu'il caresse l'eau, sa maitresse aux charmes si convainquant. Elle l'emmène au paradis. Il la protège mais ne peut rien contre ces hommes qui la souillent et la déshonorent.

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Que tous les hommes qui la tuent soit à jamais engloutis dans les abysses, entrailles pourries d'où naitra l'enfant du malheur.

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Ps: Pas sur que ce navire existe encore

17/07/2014

Dans l'intimité d'Arthur « Jumbo » H.

Dans la famille, ils sont poètes de père en fils(le). Le grand Jacques, le père, poétait à la façon du « fou chantant », Charles Trenet avec en plus des vrais morceaux de rock dedans. Ses concerts, toujours déjantés faisaient décoller les publics les plus sages. La fillette elle, se jette avec frénésie dans les pas de Janis Joplin. Tandis que l'écorché à la voix rauque, Arthur, continue sa route à la « Rimbaud », en décalage. En 2009, à Lodève, il se livrait en bataille au « Voix de la méditerranée ». Quel rapport entre lui et la grande bleue? Aucun. Mais y a rapport avec les mots.
Une tête d'affiche de ce calibre, ça ne se manque pas et votre lutin-tout-enchanté de l'occaz, en a profité pour renouer avec son goût immodéré pour l'envers du décors. Régine Marangé, la charmante et souriante directrice artistique du festival nous a prévenu: « Ok, p'titlutin, tu peux te balader dans les coulisses mais surtout pas de photos ».

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Marché conclu. A l'heure dite, le bus-loge situé non loin de la scène, au pied de la cathédrale se rempli de musiciens et de techniciens. Un dernier café, une bouteille d'eau, une dernière clope et le concert peut commencer devant des gradins combles de quadras, voire quinqua enthousiastes mais bedonnants.

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Les musicos, comme de bons équipiers au service du leader du tour de France, font un travail de fond. Ca tourne bien, les balances son et lumière sont réglées au millimètre et le timbre rocailleux d'Arthur débouche autant les oreilles des adolescentes qui squattent l'avant scène que celles des pré-retraités assis au poulailler. Le chanteur s'est assagit dans la manière mais pas dans le fond. Il veut « mettre du rock dans la poésie ». Son dernier album, récompensé aux « victoires de la musique » transpire toujours la révolte, la détresse et l'espoir des hommes. Mais là, c'est par le « fuck » que viendra le salut. D'ailleurs, il fuck tout le monde: Madonna, bien sur mais aussi en vrac, « Maurice » Brel, Betty Monroe, sa clavier-seconde voix, la Vierge, la cathédrale dans son dos, le public et lui même car il  ne manque surtout pas d'humour. Sa façon de détricoter les mots pour les faire sonner différemment, c'est sa marque de fabrique, son logo. Sa musique comme ses textes sentent fort. En parfums. On ne peut resté indifférent à ce langage-là. Vudulutin, par le coté de la scène, les regards des musiciens entre eux lancent et font  tourner une machine bien huilée. Les solos se succèdent tandis que la fièvre monte: Un petit 37°5 au plus fort de la soirée, public oblige. Difficile de bouger tout ce monde-là sagement assis. Un rappel en forme d'hommage à Bashung, et les artistes peuvent digérer les 2 heures de spectacle autour d'un buffet léger derrière le plateau.

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Puis, ils pourront déambuler dans les petites rues d'une petite ville qui n'en revient pas d'être pour un coup la capitale de quelque chose qui dérange: La poésie.
P.S. Eh, Arthur Jumbo, t'inquiète, quand il était môme, on appelait lutinbleu « Midas », à cause des oreilles d'âne...

09/07/2014

Soirée tiède sur la cote.

Et même fraiche. Si fraiche que les « p'tites laines » sorties du fond de la valise qu'on a laisser dans le coffre de la bagnole, sont bien utiles. Autrement que pour un défilé de mode. Moches mais efficaces. Ben oui quoi, on n'est pas à Saint Trop. Pour l'affluence aussi, c'est tristounet. 

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Palavas les flots même pas bleus s'enfonce dans le blues des nuits désertes. On a connu des « saisons » plus animées, là même ou l'ambiance de fête agitait le port, les restaus, les cafés, le casino, on se traîne d'une rive à l'autre et de bâbord à tribord, c'est la même chanson triste, la même rengaine mélancolique. C'est peut être « qu'ils » ne sont pas encore tous là. Gageons que ce week-end et les jours suivants, on surfera sur de vagues de joies, de fantaisies, de rires et de déconades bon-enfants. Sans quoi, on fera à cette petite ville isolée, un enterrement de seconde classe. On n'y croit pas... Ça va réagir. Sans ça le lutin-colère va rugir comme un lion.

07/07/2014

Putain d'anif.

 

Il y a cinq ans, Loic Marteau imitait Georges Clooney dans sa pub avec un Saint Pierre black à barbe blanche. Mais lui, il n'avait pas de nespresso... Et le piano à queue, déguisé en maladie fulgurante, il l'a pris en plein sur la tronche. Il est donc resté au paradis. Il n'avait pas 29 bougies sur le gâteau de la vie. Il vit toujours dans le coeur de ses potes. Il le sait. La preuve jeudi, après une courte visite ou il repose. Tu m'as bien piègé...(si, si, tu vois très bien ce que je veux dire!). Tu nous manque, Loic. Tu nous manque, tu nous manque bordel!

10:19 Écrit par lutinbleu dans chris le surfeur., christian benoist | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : loic marteau | | |  Facebook

03/07/2014

Sauvegarde.

Vous vous souvenez? Guy Bontempelli chantait..."Quand je vois passer un bateau" On s'en refait un p'tit tour? Frissons garantis...

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Quand je vois passer un bateau J'ai envie de me foutre à l'eau Et d'enjamber le bastingage Et vivre entre le ciel et l'eau Le reste de mon âge. J'ai envie d'aller où il va Remonter le long de Java Descendre à terre, le soir au mouillage Et rire comme un étranger D'un rire qui fait éclater La rose bleue d'un tatouage. J'ai envie d'aller loin d'ici Brûler ma vie dans ces pays Où les cargos éventrent les collines Aller de Manille à Cuba Changer le coton en tabac Et le tabac en cocaïne. Plonger le poing rongé de sel Dans le corsage d'arc-en-ciel D'une chinoise ou bien d'une manouche Et prendre ses seins tout petits Comme des œufs au fond d'un nid Pour les écraser sur ma bouche. Tailler, le couteau bien en main Une balafre à mon destin Et enlacer ces filles malhonnêtes Qui, par un mouvement des reins Allument le sang des marins Au fonds des clandés de Papeete. Défilant le long du bateau Regarder les champs de pavots Semés de filles à la démarche étrange Le pan de la jupe fendue Bat l'amble sur des jambes nues Juteuses comme des oranges. Quand je vois passer un bateau Je rêve de me foutre à l'eau Et n'ai besoin d'autre Sésame Que d'être là, à mon piano A rêver sur la gamme. Paroles et Musique: Guy Bontempelli, G. Bourgeois 1966 © 1966 Disque Polydor