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10/08/2009

Nan Goldin.

C'est trash, parfois insoutenable, mais vrai et intime. Ces photos ne laissent pas "tranquille" tant elles sont discretement prises. Pour un public TRES averti. "Comme avec tout ce que je collectionne, la photographie qui m’intéresse n’est ni historique, ni pédante, ni d’un genre particulier, mais simplement celle qui révèle une forme de beauté, qu’il s’agisse d’une forêt ou d’un visage.

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Je suis attirée par les images qui m’évoquent des parallèles avec mes propres expériences, que ce soit littéralement ou inconsciemment – images d’amants, de la vie nocturne, de lesbiennes, de drag-queens, de fumeurs d’opium, de la mort. Je suis très difficile quant à la manière dont ces sujets et les personnes sont représentés dans les portraits.

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Je peux apprécier la façon dont certains photographes affichent leur propre vie, de l’intérieur, avec une intime fascination et du respect. Par exemple, la photographie de Man Ray de Barbette qui remonte ses bas, ou l’agenda photographique de Christer Strömholm lorsqu’il vivait avec un groupe de drag-queens, Place Blanche dans les années 1970. Ce travail est le seul qui est similaire à mon travail sur les drag-queens. J’ai entendu que Christer n’avait jamais photographié des gens jusqu’à ce qu’il rencontre des drag-queens ; auparavant il était trop timide. Encore un parallèle direct avec ma propre vie.

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" Saviez-vous qu'il y a un terme pour tous les amoureux de la photo: "La scopophilie". Alors soyons tous scopophile...

08/08/2009

Rencontres photos.

Chaque été depuis 40 ans, Arles, ville d'histoire et de culture, reçoit les amateurs de photos d'art. De partout, les fondus enchainés à l'objectif convergent vers ces « rencontres ». Ceux qui viennent de Montpellier, préféreront la route des vins des sables, par Aigues Mortes, histoire de régler son objectif, de faire la balance des blancs ou de vérifier son gros zoom. 1 heure de ballade à travers la petite camargue, de quoi immortaliser chevaux, toros et champs de riz pour chauffer la pellicule et ouvrir le grand angle. Arrivé dans l'antique cité, une pause au musée départemental s'impose. Des trésors sont (sur)exposés avec bonheurs.

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Les sarcophages, les bustes et les mosaïques romaines aiguisent les sens et les sensibilités. Puis, direction l'église Saint-Anne pour savourer l'expo  « Willy Ronis ». Là, on tombe bouche bée et oeil écarquillé devant des clichés qui parlent sans mot. Pour l'auteur, la photographie n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'exprimer sa propre expérience des réalités sociales qui l'entourent. Qu'elles soient prisent dans la rue, dans une usine, en pleine nature ou dans l'intimité, les oeuvres de Ronis constituent un recueil d'instants jalonnant l'ensemble de sa vie, fondement de sa propre version du réel. Son filtre, c'est son regard. « La photographie c'est l'émotion, c'est un bouclier, c'est la communication, c'est l'étonnement ». Willy Ronis. Jusqu'au 30 Aout 2009 aux Rencontres d'Arles. Courez-y, c'est limpide et pas cher. Un autre lieux accueille la collection Nan Goldin. Nous y consacrerons une pelloche pour les anciens, une carte numérique pour les modernes, dans un prochain développement...

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