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09/11/2017

La der des der.

Quand ma mamie rencontre Auguste, mon grand-père, rebaptisé Philippe par lui-même et par ses proches , de trois ans son ainé, bien vite, ils tombent en amour. A peine unis, la Grande Guerre les sépare. Il s'engage pour combattre « les boches » et se retrouve affecté au 32ième régiment d'artillerie. Confronté à la vie de tranchées, il côtoie la mort, la putréfaction, l'horreur majuscule. En mars 1918, il respire ce gaz Ypérite qui fait tant de ravages. En bon Franc-Comtois, il refuse le replis vers les lignes arrières, vers l'hôpital ou il serait soigné. Cela lui aurait permis l'attribution de quelques médailles en plus de la Croix de Guerre, bien méritée celle-là et quelques vagues honneurs. Aux breloques, il préfère les copains, le combat et la victoire. Lorsqu'enfin les généraux décident que la tuerie doit cesser, le clairon sonne la fermeture de la boucherie. Cette année-la, le printemps commence en novembre. Pour autant, il continue son service militaire: Il doit encore trois ans à la Patrie. Cette période de carnage le dégoute en dépit des solides amitiés qui s'y nouent. Et quand, des années plus tard, il faudra remettre le couvert, ce sera bien au sud, derrière la ligne de démarcation.

verdun,14-18,grande guerre

17:44 Écrit par lutinbleu dans christian benoist | Tags : verdun, 14-18, grande guerre, 11novembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |